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Sports équestres

le Horse-Ball en 2018

Temps de lecture : 4 minutes

Malgré son nom britannique, le horse-ball est bel et bien une invention française, aujourd’hui devenue l’un des jeux équestres collectifs les plus populaires. Alliant le plaisir des galopades au goût du contact pris au rugby, à la précision des tirs et à l’adresse des passes aériennes venues du basket, ils mirent au point un jeu de ballon équestre. Pour éviter les pénibles exercices de voltige effectués par les troupiers d’antan lors du ramassage du ballon, ils ont d’abord enfermé leur ballon dans un filet à foin avant de prendre au pato argentin le principe du ballon à poignées. Reprenant l’idée d’un général d’avant-guerre qui, pour perfectionner ses troupes dans l’art de “la terre, à cheval », les fit jouer au ballon à cheval, un groupe d’amis du sud-ouest de la France – passionnés d’équitation et de rugby – inventa un jeu qui allait devenir une discipline équestre à part entière.

 

Attirés par l’action, l’esprit d’équipe et le goût du spectacle, de nombreux cavaliers ont été rapidement séduits par le horse-ball et, comme dans d’autres sports collectifs, ils ont drainé dans leur sillage de fidèles équipes de supporters. En 1978, apparaissent un règlement officiel et une commission au sein de la F.F.E.

Le Horse-Ball aujourd’hui

Actuellement, plus de 300 équipes juniors, seniors et féminines se disputent compétitions et championnats dans toute la France. Le horse-ball se pratique sur un terrain de 20 à 30 mètres par 60 à 75 mètres. Les buts, constitués d’un cercle métallique pourvu d’un filet, sont suspendus à 3,50 mètres du sol. Avec de telles dimensions, l’intensité du jeu est garantie et le public à véritablement l’impression d’être au cœur de la mêlée !

Une partie se déroule en deux périodes de dix minutes Les équipes sont constituées de quatre cavaliers, plus deux remplaçants. Les équipes changent de côté lors de la mi-temps qui ne dure que trois minutes. Un arbitre à cheval et deux juges à pied assurent le bon déroulement du jeu.

Comment se déroule une partie de Horse-Ball

L’équipement des cavaliers est simple: culotte de cheval, genouillères et maillot aux couleurs de l’équipe. Le port d’un casque muni d’une mentonnière est obligatoire. Quant au harnachement des chevaux, les en-rênements sont interdits hormis la martingale fixe. Le choix des embouchures est libre. Les membres du cheval doivent être protégés.

Ramassage, marquage et arrachage: trois mots qui attestent de l’intense animation qui règne au cours d’une partie. Tant pour les surprenantes esquives que pour les contacts sérieux, d’où est bannie toute agressivité, la vitesse et la maniabilité des chevaux sont aussi importantes que la technique équestre et la vigueur des joueurs. Les passes peuvent se faire dans tous les sens mais un joueur ne peut garder le ballon plus de dix secondes au risque d’encourir une pénalité. Muni de six anses en cuir, le ballon peut être lancé et récupéré à une ou deux mains mais pour l’arrachage à l’adversaire, l’attaquant ne doit se servir que d’une main, sans se tenir ou s’appuyer à tout élément du harnachement ou partie de sa monture. Grâce à une sangle reliant les étriers sous le ventre du cheval, les joueurs peuvent se livrer à de spectaculaires acrobaties lors du ramassage du ballon à terre et revenir aisément en selle. Le ramassage s’effectue par la droite ou la gauche, sans jamais mettre pied à terre et en aucun cas à l’arrêt. Lors du marquage, seuls interviennent le poids et l’élan du cheval. Les joueurs doivent garder les coudes au corps et ne presser l’adversaire que de l’épaule ou du bras. Avec la “règle des trois passes”, il n’y a pas de temps morts dans une partie de horse-ball : pour qu’un but soit accepté, il doit être précédé d’un minimum de trois passes entre au moins trois joueurs d’une même équipe.

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