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Conseils avant l’achat d’un cheval

Temps de lecture : 13 minutes

L’achat d’un cheval n’est pas un acte anodin .Il correspond à un investissement financier souvent non négligeable et, surtout, il engage le futur propriétaire pour plusieurs mois ou plusieurs années .Il doit donc être réalisé dans de bonnes conditions, la première d’entre elles étant de bien le choisir. La recherche d’un cheval a été effectuée, et le choix s’est porté sur un cheval correspondant le mieux possible à l’animal espéré. Il faut maintenant concrétiser l’achat. Pour ce faire, il y a à la fois des règles à respecter, et des actes, certes non obligatoires, mais vivement conseillés, à pratiquer. Ou acheter un cheval ? Comment choisir le bon cheval parmi tous les chevaux que l’on veut me vendre ? Faut-il se laisser tenter par un cheval pas cher ?

 femme proche d'un cheval

Pour choisir un cheval, il existe deux options possibles : le chercher tout seul ou confier cette recherche à un professionnel.

Trouver un cheval à vendre par soi-même

Cette solution ne doit être employée que par des personnes déjà expérimentées, connaissant bien le milieu, et aptes à évaluer correctement les chevaux qui leur seront présentés.

Il existe deux grandes possibilités.

Visiter les élevages qui proposent des chevaux à la vente

Cette possibilité est réservée à ceux qui souhaitent acquérir un jeune cheval et qui, de plus, disposent de beaucoup de temps, dans la mesure où une telle visite oblige à de nombreux contacts, puis rendez-vous, déplacements et à un temps important passé dans les haras.

Consulter les petites annonces de vente de chevaux

Elles paraissent dans les revues spécialisées ou encore sur des sites Internet.

Les petites annonces sont nombreuses et proposent souvent un grand choix. Mais, attention, elles sont souvent partielles et parfois un peu loin de la réalité. Elles peuvent émaner soit de professionnels, soit de particuliers qui souhaitent se séparer de leur cheval. Une petite annonce ne sera bien sûr jamais suffisante pour acheter un cheval, qui devra impérativement être examiné avant tout achat, mais elles ont pour intérêt de permettre de “visualiser” le marché: type de chevaux à vendre et prix pratiqués.

Faire appel à un professionnel pour trouver un cheval à vendre

Là aussi, deux possibilités.

Acheter un cheval via l’enseignant du club

C’est un professionnel qui doit connaître le marché, en tout cas pour des chevaux d’amateurs. Il a par ailleurs l’avantage de connaître le client qui souhaite acheter un cheval et peut donc bien cerner le type d’animal qui peut lui convenir. S’il est sérieux, il saura bien faire, ce qui est son intérêt dans la mesure où il pourra continuer à conseiller son client comme propriétaire dans son établissement.

Acheter un cheval via un négociant en chevaux : soit un marchand, soit un courtier.

Le marchand achète des chevaux, les travaille éventuellement pour les parfaire et les revend.

Un courtier recherche des chevaux pour un acheteur qu’il met en contact directement avec un vendeur. L’avantage du négociant est qu’il dispose souvent d’un choix important qui lui permet de voir beaucoup de chevaux en peu de temps et sans grands déplacements.

Comment choisir son cheval ?

Le plus important est bien entendu de trouver un cheval, et surtout lorsque c’est le premier, “à sa pointure”.

Les vieux adages sont toujours pleins de bon sens :“À JEUNES CAVALIERS, VIEUX CHEVAUX.”

Critère d’achat n°1 : l’âge du cheval

L’âge du cheval: c’est probablement le premier critère de choix.

Plus le cavalier est expérimenté, plus il peut se permettre de choisir un jeune cheval qui sera peu travaillé, mais qu’il aura les capacités de former et de dresser.

À l’inverse, un jeune cavalier aura beaucoup plus de plaisir et de satisfaction à acheter un cheval “connaissant déjà son métier”.

Critère d’achat n°2 : le sexe du cheval

Les chevaux entiers doivent être réservés aux cavaliers confirmés. Le choix entre un hongre et une jument est plus difficile à qualifier. Les hongres sont souvent plus calmes. Les juments sont parfois difficiles ou peuvent poser des problèmes durant les périodes de chaleur. Elles offrent la possibilité, le cas échéant, de pouvoir disposer d’une poulinière, le jour où l’on ne veut plus pratiquer l’équitation, mais s’offrir les plaisirs de l’élevage.

Critère d’achat n°3 : la race du cheval

La race : le critère n’est pas anodin en fonction de l’usage auquel on destine son cheval. Certaines races sont plus adaptées à certaines disciplines que d’autres. Par leurs caractéristiques morphologiques, les unes peuvent être plus confortables que les autres. Enfin, certaines races sont plus rustiques ou, à l’inverse, plus fragiles que d’autres.

Critère d’achat n°4 : la taille du cheval

Là aussi, c’est un critère de choix important. Les vétérinaires disent souvent que “leur facture est proportionnelle à la taille au garrot”, autrement dit, plus les chevaux sont grands, plus ils sont fragiles. Au- delà de ce fait, la taille doit être adaptée à la taille du cavalier (un enfant sera mieux sur un poney de 1,35 m que sur un cheval de 1,70 m), mais aussi à la discipline pratiquée (de se promener avec un cheval d’1,55 m il est souvent plus agréable que celui d’1,75 m).

 

Critère d’achat n°5 : le prix du cheval

C’est évidemment un critère déterminant dans la mesure où tous les prix existent et où il ne faut pas oublier que le prix d’achat est une chose, mais qu’il y a ensuite l’entretien, qui coûte relativement cher. Il y a sur le marché des chevaux à tous les prix: de 1000 euros à plusieurs millions. La qualité d’un cheval n’est pas forcément proportionnelle au prix qui en est demandé, mais il est évident, néanmoins, qu’on ne pourra avoir le meilleur cheval du monde si l’on ne dispose que d’un budget de quelques milliers d’euros.

Essayer un cheval avant de l’acheter

On n’achète jamais un cheval, quelles que soient les conditions, sans l’avoir essayé, dans la mesure, bien sûr, où son âge le permet.

Lorsqu’un cheval a répondu aux critères de sélection, il convient donc de le monter soi-même, mais il est conseillé également de le faire monter devant soi, afin de le regarder, mais aussi d’avoir l’avis d’une autre personne.

Tout vendeur sérieux ne peut vous refuser un tel essai, et, si tel était le cas, ce serait suspect. Il ne faut pas hésiter, si l’on en sent le besoin, à renouveler un tel essai 2 ou 3 fois, si nécessaire, en pratiquant les exercices et le type d’utilisation pour lequel on veut l’acheter.

Choisir un cheval est donc un acte important qui doit être mené prudemment, en ayant d’abord bien défini ce que l’on recherche. En prenant le temps ensuite de bien évaluer les chevaux présentés, sans hésiter à faire appel à des conseils professionnels, même si ceux-ci se feront rémunérer, ce qui est à vrai dire normal, mais ce qui est aussi un gage de sécurité plus importante.

la réglementation lié à l’achat d’un cheval

Juridiquement, la vente est un acte très simple puisque “la vente est parfaite, dès qu’il y a accord sur la chose et le prix”.

Cette petite phrase est particulièrement importante. En effet, dès que l’accord est pris avec le vendeur, l’acheteur devient immédiatement propriétaire et assu- re donc les responsabilités.

Ce transfert de propriété est totalement indépendant des notions de livraison et de paiement. Même dans les cas où la prise de possession effective peut être différée (par une livraison du cheval dans une nouvelle écurie, par exemple) ou si un accord de paiement en plusieurs échéances a lieu, l’acheteur est propriétaire pleinement et entièrement dès que l’accord a eu lieu. Au-delà de cette notion relative au transfert de propriété, le vendeur a des obligations.

Acte essentiel avant l’achat d’un cheval : endosser la carte de propriété

Depuis un arrêté du ministère de l’Agriculture du 30 octobre 1997, aucun équidé ne peut être cédé, en France, à titre onéreux ou gratuit, s’il n’est pas précédemment identifié à la charge du vendeur.

Celui-ci a donc l’obligation de remettre à l’acheteur le jour de la conclusion de la vente une carte d’immatriculation, éditée par le S.l.R.E. (Système d’identification répertoriant les équidés), qu’il aura signée au dos de l’imprimé prévu à cet effet mentionnant “vendu le…, à M…”. L’acheteur doit alors adresser cette carte au S.l.R.E., qui en éditera une nouvelle à son nom.

Remettre le document d’accompagnement du cheval

Celui-ci n’est pas un document de propriété, mais une sorte de carte d’identité et le carnet de santé du cheval. Il porte le relevé de signalement de l’animal qu’il faut impérativement vérifier pour s’assurer que ce livret correspond bien au cheval vendu. Le livret signalé- tique doit suivre le cheval et être remis à l’acheteur le jour de la livraison.

Emettre une facture

Celle-ci est obligatoire, que le vendeur soit un particulier ou un professionnel.

La facture doit comporter au minimum :

–   l’identité du vendeur et de l’acheteur, ainsi que les coordonnées respectives complètes ;

–   la date de la vente ;

–   le nom du cheval et le numéro du document d’identification ;

–   le prix payé et éventuellement le montant de la T. V. A.

Il est conseillé par ailleurs de porter sur la facture la mention de l’usage pour lequel le cheval a été acheté.

Les actes conseillés durant l’achat d’un cheval

Appelée aussi “visite d’achat” ou “expertise d’achat”, elle consiste à faire examiner le cheval par un vétérinaire, qui dresse “un état des lieux médical”.

 

Une visite vétérinaire d’achat

Cet acte a évidemment un coût qui s’ajoute au prix d’achat puisqu’une telle visite est toujours à la charge de l’acheteur, mais il apporte l’assurance que le cheval acheté ne présente pas au jour de l’achat d’anomalies flagrantes qui pourraient en faire regretter l’acquisition.

Une telle visite n’est évidemment pas une garantie de bonne santé à vie du cheval acquis, ni même une garantie à 100 % que le cheval est “parfait”.

Dans toute la mesure du possible, il est souhaitable que cette visite soit réalisée par un vétérinaire choisi par l’acheteur, mais au domicile du vendeur avant la livraison. À défaut, elle doit être pratiquée le plus tôt possible après la vente. En effet, si la visite vétérinaire met en évidence une anomalie susceptible de compromettre l’usage pour lequel le cheval est acquis, soit un vice rédhibitoire soit un vice caché, celle-ci doit être constatée rapidement afin de faire annuler la vente dans de bonnes conditions.

La visite vétérinaire est enfin l’occasion, lors d’un premier achat, de solliciter du vétérinaire certains conseils utiles relatifs à l’alimentation, à la prophylaxie (vaccinations, vermifuges…), aux éventuelles mesures de protection à prendre.

L’assurance du cheval

Un autre acte important consiste à assurer son cheval, ce qui permet de compenser les pertes financières en cas d’accident.

La signature d’un contrat de vente du cheval

 

“Les paroles passent, les écrits restent.”

Un contrat de vente n’est pas obligatoire et beaucoup de vendeurs y répugnent, mais il est vivement conseillé dans la mesure où il permet de mettre “noir sur blanc” l’ensemble des conditions précises de la transaction.

Il existe sur le marché des modèles de contrat faciles à utiliser. Ceux-ci contiennent tous les points qui doivent être réglés entre vendeur et acheteur, avec des options diverses qui feront l’objet d’accords particuliers.

Un tel contrat pourra prévoir notamment une visite vétérinaire, indiquant que la vente est réalisée sous réserve de cette visite (vente sous condition suspensive : autrement dit, la vente ne sera parfaite que si la visite vétérinaire est favorable; ou vente sous condition résolutoire : la vente est parfaite, mais serait annulée de droit si la visite était défavorable).

Un tel contrat de vente évite, en cas de problème, de se retrouver dans une situation où “c’est la parole de l’un contre la parole de l’autre”.

Pour en savoir plus : acheter un cheval

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